Maria Dimitriadis leaves a big gap in the contemporary Greek art scene, but she also leaves behind her a world full of beauty, art, love for Nature, human relationships – a living world that she created, in which she dwelt wholeheartedly and with which she wanted to share her life. She stands in this world among us, upright and proud, as a presence that marked our life forever.

Maria’s burial took place at the Lefkes cemetery on 11 October.

Maria Dimitriadi, la grande dame de l’art grec, comme elle a été souvent appelée, a grandi dans un environnement culturel où elle s’est distinguée très tôt, en créant en 1979 la Gallérie d’Art « Medusa », âgée à peine de 19 ans. Depuis, elle n’a pas cessé de découvrir de jeunes artistes grecs, qu’elle a choisis avec un instinct artistique très profond, assistant à l’organisation de leurs premières expositions personnelles à « Medusa » et promouvant leur travail dans les plus grandes galléries en Grèce et ailleurs, ainsi que dans d’importantes expositions internationales.

Malgré l’effondrement du marché de l’art en Grèce, après 2010, Maria a continué à soutenir et à promouvoir les artistes grecs, avec lesquels elle a maintenu des liens pendant des décennies. En plus de l’art, son grand amour était Paros et surtout Lefkes, où elle a transformé un vieux moulin à huile en résidence permanente il y a 30 ans. De plus, le café de Fotis Melios à Naoussa a été confirmé comme l’environnement cosmopolite pour la promotion de l’art moderne grec, suite à la contribution artistique des œuvres d’artistes liés à Maria.

Une femme cosmopolite, qui a beaucoup voyagé et a créé des amitiés partout dans le monde, elle était avant tout grecque, une ambassadrice fascinante de la Grèce et de Paros, comme cela a été marqué dans ses interviews dans les médias en Grèce et à l’étranger. Pour ses amis, ce sont les traits les moins visibles de sa personnalité qui nous ont profondément émus. Maria était quotidiennement en contact avec des personnalités importantes du domaine de la culture, elle n’a pour autant jamais oublié de partager généreusement son amitié avec les «gens ordinaires». C’était intéressant d’assister à la grande fête qu’elle organisait chaque année le 15 août, où on voyait la coexistence de personnes de diverses classes sociales.

Contrairement à sa présence sociale glamoureuse, Maria était en réalité une personne solitaire. Elle préférait toujours son petit bateau aux voyages en yacht, à la compagnie de Karina, comme une capitaine moderne des Cyclades. C’est avec un tel voyage qu’elle a fait ses adieux à Paros, il y a un mois. Elle était une femme qui adorait la nature. Son jardin peut être caractérisé comme paradisiaque. Elle faisait quotidiennement des promenades au chemin byzantin, à Agia Kyriaki, à Agios Georgios de Lagada, Miloi, aux églises et aux monastères, où elle déposait sa foi. Elle contentait tout petit animal blessé qu’elle trouvait, et elle avait convaincu aussi Karina à l’aider dans ce travail. Chez elle, il y avait une harmonie absolue parmi les nombreux animaux qu’elle avait sauvés. Quand on essayait de la convaincre que les légumes venant de son jardin ne suffisaient pas pour la nourrir, surtout au stade final de sa maladie, elle nous répondrait qu’elle n’accepterait jamais de manger tout ce qui avait des yeux et une bouche. Avec un dévouement absolu, elle a affronté les maladies de ses proches, mais aussi la sienne, qu’elle avait annoncé dans un simple courrier le 11 décembre 2016 : « Hier on m’a diagnostiqué un cancer, je vous embrasse, Maria ».

Maria Dimitriadis laisse un grande vide dans la scène artistique grecque contemporaine, mais en même temps, elle nous a laissé un monde plein de beauté, d’art, d’amour pour la nature… un monde vivant qu’elle a créé, dans lequel elle a vécu de tout son cœur. Dans ce monde elle se tient entre nous, droite et fière, comme une présence qui a marqué notre vie quotidienne.

Son enterrement a eu lieu le 11 octobre, au cimetière de Lefkes.

From BLUE

the inflight magazine of Aegean Airlines
issue 66, page 260

I first came to Paros in 1978, on my first holiday without my family, and ended up exploring it with an Australian trekker I met here. I was won over by the people’s hospitality and instantly fell in love with the village of Lefkes. This was the island’s first capital, protected from the strong Cycladic winds and with an incredible view of neighbouring Naxos. I returned five years later, turned an old olive oil mill into my home and have since shared my life between Athens and Paros.The island is wonderful whatever the season. On the road from Lefkes to the Agia Kyriaki Monastery, for example, you walk through blooming meadows in the summer and small creeks in the winter. It is worth exploring the village’s small streets to find the Lefkiano restaurant and its French-speaking owner George Chaniotis, as well as Maria’s traditional kafeneio, which serves lovely homemade sweets. Many of the women here still weave on traditional looms and sell their wares, like Aneza Kritikou, who makes amazing pieces.

In Parikia you should visit the Church of Panagia Ekatontapyliani (both for its religious and architectural interest) and the Archaeological Museum, while the archaeological site on the islet of Despotiko is also a must. One of my favourite spots, because of the view, is Parikia Castle.

There’s a great bar there, Evinos, that plays classical and jazz music, and makes a great mojito, and Levantis restaurant, which stands out for its creative Greek cuisine. Also explore all the little streets of Naoussa, where there are all sorts of pretty shops, making a stop at Fotis Art Café, which often hosts exhibitions, and Siparos, on the road to Santa Maria beach, for a bite to eat.

On the road leading into Naoussa, at Monastiri Bay, you’ll find the Paros Environmental and Cultural Park, which has walking routes that head down to some fine beaches. And at the Water Ski Zone water-sports centre at Kolymbithres, you’ll see the dozens of parrots kept by owner Dimitris Van Kurtellen, and drones delivering coffee from the Café Karino across the way.

Monastiri beach has amenities such as loungers and so on, and is protected from the winds, though at Langeri, which can be reached by boat, you’ll need to take your own parasol and supplies. I also like the untouched beach at Molos because it is protected from the strong winds and has the wonderful shade of tamarisk trees. If you’d like something different, I recommend a day trip with Alexandros Panagakos’ sea kayaks around the small coves and caves of Paros and Antiparos.

* Maria Dimitriadis is the owner of the Medusa Art Gallery.